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la renouée du Japon

Renouée du Japon : plante indésirable

Originaire d'Asie, la Renouée du Japon a été introduite dès 1825 en Europe, pour ses qualités ornementales. Cette plante s'est ensuite naturalisée à la fin du 19ème siècle et est devenue envahissante.

 

C'est une espèce qui se développe rapidement par dissémination des fragments de rhizomes (racines) lors d'une crue lorsqu'elle est implantée sur les berges ou dans les rivières, par transport de matériaux ou sur les roues des engins de chantier, ou bien par dissémination des déchets végétaux. Un cm² de rhizomes peut donner naissance à une plante.

Classée peste végétale et invasive,

elle cause un certain nombre de dysfonctionnements au sein des écosystèmes :

  • Impact sur la stabilité des berges : Elle favorise les sapements de berges car son système racinaire est peu développé en dehors des rhizomes, et en hiver, la partie aérienne meurt et laisse les rives à nu, soumises à l’érosion.
  • Impact sur la flore autochtone : Dans des milieux qui lui sont favorables, elle peut éliminer pratiquement toutes les autres espèces grâce aux substances toxiques qu’elle secrète, à son rythme de croissance élevé et à son feuillage abondant, créant un ombrage inhospitalier.
  • Impact sur la diversité : Elle diminue la diversité physique (habitats) provoquant une baisse de la diversité écologique des milieux. De plus, les animaux (oiseaux, petits mammifères…) ne fréquentent pas les massifs denses de renouées.
  • Impact sur le paysage : Les grands massifs de renouée sont synonymes d’uniformisation du paysage. En période hivernale, quand les tiges sont sèches, elles constituent pour le riverain une disgrâce paysagère.

La Renouée sur le territoire de la CC2B

La plante est présente sur le territoire de la Communauté de Communes des Deux Buëch et notamment sur la commune de Veynes. A priori, elle s'est installée sur le territoire via l'import de matériaux infestés de rhizomes qui ont ensuite été utilisés pour aménager quelques sites dans Veynes : service technique de la commune, extension du cimetière... Elle s'est également installée dans la déchetterie de Veynes via le dépôt de déchets végétaux lors de traitement des massifs.
La plante est également présente dans le lit du Petit Buëch en aval de Veynes et du torrent de Saint Marcellin, la dissémination s'est faite lors des crues par arrachement des rhizomes.

fleurs femelles
fleurs males
tiges renouee

Comment s'en débarrasser ?

Il faut savoir qu'il est très difficile voire impossible de se débarrasser d'un massif de Renouée avec des moyens de lutte classiques tels que les herbicides. En effet, les réserves de la plante sont situées dans les rhizomes qui peuvent être en dormance pendant plusieurs années. L'éradication de cette plante passe donc par la destruction de tous les rhizomes situés sous un massif, sachant qu'ils peuvent atteindre plusieurs mètres autour des parties aériennes. Si on laisse un morceau de rhizome, la plante peut repartir et être aussi vivace. Pour prévenir tout risque de dispersion de la Renouée, ne coupez pas les tiges, ni les racines et ne jetez pas vos déchets verts à proximité de l'eau.

Contactez le SMIGIBA pour des conseils techniques.

Et sur Veynes...

Tous les massifs vont être identifiés sur la commune de Veynes qui avec l'aide du SMIGIBA va mettre en place une réflexion pour éradiquer certains massifs ou tout au moins limiter leur expansion.

 Au droit du cimetière, une surface de plus de 1000 m² est envahie de Renouée. Le problème est que celle-ci est traversée par un canal d'arrosage géré par l'ASA du Canal du Moulin ; lors de la mise en eau de ce canal, les rhizomes peuvent être transportés plus en aval et s'implanter sur les berges du canal ou bien être rejetés dans la rivière via les ouvrages de trop plein. Le SMIGIBA a proposé à la commune de Veynes de buser ce canal pour éviter la dissémination des rhizomes et entreprendre un traitement par fauche systématique ou autre. Ce busage sera vraisemblablement mis en place au printemps 2012, des conventions sont en cours de rédaction entre le SMIGIBA, l'ASA du Canal du Moulin et la commune de Veynes pour fixer les modalités d'intervention technique et financière.

En existent-ils d'autres ?

Il existe de nombreuses espèces invasives végétales et animales provenant d'autres continents ou pays et qui peuvent s'installer durablement dans un écosystème différents hors de son aire de répartition habituelle. Quelques exemples présents sur le territoire du Buëch : le buddleïa ou arbre à papillons, l'écrevisse américaine, la perche soleil, l'ambroisie...